le blog de karim

02 août 2017

Quelle alimentation est meilleure pour les yeux ?

QUELLE ALIMENTATION POUR FREINER LES PROBLÈMES DE VUE?

POUR BIEN VOIR, IL FAUT… BIEN MANGER !

Et oui, car le contenu de notre assiette a une influence directe sur la santé de nos yeux! Pour cela, il est impératif d’adopter une alimentation pauvre en graisses saturées mais riche en oméga-3 et en vitamines A, E, C et D. En effet, une étude menée en 2001 par le National Eye Institute a démontré qu’un régime à haute teneur en vitamines C et E, ainsi qu’en bêta-carotène et zinc réduit de façon importante la progression de cette affection. 

Vue vision santé des yeux

Crédits: FreeDigitalPhotos.net/Patrisyu

LES NUTRIMENTS ESSENTIELS POUR DES YEUX EN BONNE SANTÉ:

L’IMPORTANCE DE LA VITAMINE A

La vitamine A est probablement l’élément le plus important pour garder nos yeux en bonne santé. En effet, car elle joue un rôle important dans le fonctionnement de notre rétine et de notre vision nocturne.

Il faut savoir que la rétine de notre œil est constituée de deux structures : les cônes et les bâtonnets. Celles-ci transforment la lumière en influx nerveux et ont besoin de vitamine A pour fonctionner adéquatement. La vitamine A est donc indispensable pour votre rétine, en permettant à votre œil de s’adapter de la lumière vive à l’obscurité.

L’astuce de Dr. BB: Manger une carotte par jour! En effet, une demi-carotte par jour suffit à fournir à notre organisme assez de vitamine A pour garder nos yeux en bonne santé. Outre les carottes, le poisson, les patates douces, le foie ou encore la courge sont également des aliments riches en vitamines A et donc recommandés pour la santé des yeux.

carotte

Crédits photo: Mister GC/FreeDigitalPhotos

Découvrez également ici les aliments les plus riches en vitamine A et les aliments les plus riches en bêta-carotène (celui-ci est une pro-vitamine A, elle permet de synthétiser de la vitamine A dans notre organisme.

L’IMPORTANCE DES CAROTÉNOÏDES

Les caroténoïdes sont des pigments naturels de plantes, grâce auxquels les fruits et les légumes peuvent jouir de couleurs vives. Il  en existe plus de 600 variantes. La lutéine et la zéaxanthine en font partie et sont réputées pour protéger les yeux contre les maladies et la détérioration de la vision.

Où les trouver? La lutéine est présente dans les épinards, la laitue, le beurre, le chou, le brocoli, les petits pois et dans de nombreux fruits et légumes généralement de couleur jaunes et oranges. La zéaxanthine, elle, est contenue dans les poivrons oranges, le maïs et quelques légumes à feuilles comme les épinards ou les feuilles de navet.

meilleure source de betacarotene

Crédits photo: Isabel Poulin

 

 

LE RÔLE DE LA VITAMINE C

La vitamine C est une vitamine hydrosoluble qui compose la plupart des tissus de notre organisme et est indispensable à la santé des yeux. La vitamine C est un excellent antioxydant qui combat les radicaux libres nuisibles et protège les cellules en empêchant entre autres certaines maladies oculaires. Selon des études, une quantité adéquate de vitamine C permettrait de réduire le risque de cataracte de 60%.

Le jus de papaye, d’oranges ou de pamplemousses, les fraises, les poivrons verts, les tomates ou encore les choux-fleurs contiennent de grandes quantités de cette précieuse vitamine. Découvrez ici la liste détaillée des 10 aliments les plus riches en vitamine C.

agrumes citron orange pamplemousse

Crédits photo: FreeDigitalPhotos.net/xura

Découvrez ici les aliments les plus riches en vitamine C.

L’IMPORTANCE DE LA VITAMINE E

Tout comme la vitamine C, la vitamine E est une vitamine soluble dans les graisses qui agit comme puissant antioxydant: même si elle ne semble avoir aucun lien avec la santé des yeux, elle est essentielle car elle facilite l’absorption de la vitamine A.De plus, elle est réputée pour être « la vitamine de la jeunesse », et est donc également nécessaire à la longévité de la santé de nos yeux en permettant le soutien des membranes cellulaires de l’oeil.

Enfin, grâce à ces apports, la vitamine E permet également de protéger les yeux contre les maladies telles que la cataracte ou la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Les amandes, l’huile de carthame et de maïs, la mangue, les feuilles de navet, les pistaches, les noisettes et les arachides en général contiennent des quantités élevées de vitamine E.

Huile

Crédits photo: M_bartosch/ FreeDigitalPhotos m_bartosch

Découvrez ici les aliments les plus riches en vitamine C.

L’IMPORTANCE DU ZINC

Le zinc est un élément important présent dans presque toutes les cellules du corps humain. Il permet de maintenir la santé de tout le corps, en particulier des yeux.

Il apparaît dans de nombreux aliments notamment: dans les crustacés, la viande rouge, la volaille, les huîtres, les haricots, les produits laitiers, les céréales ou encore les noix..$

crevettes grillées alimentation santé

Crédits photo: FreeDigitalPhotos.net/Sura Nualpradid

Dernier conseil de Docteur Bonne Bouffe: n’oubliez pas qu’il est tout aussi important de protéger vos yeux des rayons du soleil et des lumières éblouissantes qui, eux-aussi, peuvent contribuer à la détérioration de votre vue!

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l'oeil est la lampe du corps

 

Nous allons étudier aujourd’hui le passage en Matthieu 6.22-23 dans lequel le Seigneur Jésus veut nous montrer l’importance cruciale d’une bonne perception spirituelle. Voici ce qu’il enseigne.

 

Matthieu 6.22. L’œil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé;

23 mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!

 

Le centre de la perception

 

Qu’est-ce que Jésus essaie de nous dire par ces mots? Les yeux sont la lampe du corps. S’ils sont en bon état, i.e., si vous voyez correctement, alors votre corps sera plein de lumière. Mais si au contraire vos yeux sont en mauvais état, alors tout votre corps sera dans l’obscurité.

 

Essayons tout d’abord de comprendre cette image dans son sens littéral. Nous pourrons par la suite progresser plus aisément vers le sens spirituel de ces mots. L’œil, sur le plan physique, constitue la lampe du corps. En regardant votre environnement, vous vous apercevez qu’il y a de la lumière. Votre œil communique à tout votre corps l’information que contient cette lumière. Maintenant, qu’arrive-t-il si vous fermez vos yeux? Tout devient noir. Vous êtes plongés dans l’obscurité. Si vous rouvrez vos yeux, vous êtes capables de voir à nouveau. Fermez vos yeux, et vous vous retrouvez encore une fois dans le noir.

 

Par cette expérience de la vie quotidienne, Jésus désire nous rappeler que l’œil est le centre de notre perception. Il est l’organe qui permet à la lumière d’illuminer notre corps. Les gestes qu’accomplit notre corps dépendent largement du bon fonctionnement de nos yeux puisque ceux-ci nous donne la capacité de nous situer dans l’espace. Ils guident ainsi chacun de nos mouvements.

 

La perception spirituelle

 

Passons maintenant d’une perspective strictement physique à une perspective spirituelle. En mentionnant le rôle primordial de la vue, il est évident que Jésus ne limitait pas son enseignement à l’aspect physique de la perception visuelle. Il y a un riche symbolisme spirituel à découvrir. Disons tout de suite que l’œil occupe une place importance dans le texte biblique. Il est souvent mentionné en relation avec la perception spirituelle de l’homme, i.e., à notre capacité de voir et de comprendre les réalités spirituelles du royaume de Dieu.

 

Nous faisons régulièrement ce genre de lien concernant la vision lorsque nous faisons appel non pas à l’œil du corps mais à l’œil de la pensée. Par exemple, si je vous demandais, ‘Voyez-vous ce que je veux dire?’ il est manifeste que je ne m’intéresse pas à savoir si vous pouvez ‘voir’ avec vos yeux mes propos. Nos yeux ne peuvent évidemment pas distinguer ce qui est dit de vive voix. Par cette question, je vous demande, ‘Est-ce que votre intelligence, l’œil de votre pensée, parvient à saisir ce que je veux dire?’ Dans ce cas-ci, vous ‘voyez’ avec votre faculté intellectuelle. Votre intelligence est comme un œil qui vous permet de voir dans le sens de comprendre des idées. De la même façon, nous avons aussi des ‘yeux spirituels’ avec lesquels nous percevons des vérités spirituelles. Il devient alors possible de discerner la gloire de Dieu. Et c’est dans cet esprit que Jésus nous demande de saisir le sens de son enseignement ici.

 

Lorsque Paul fut envoyé pour prêcher l’évangile aux païens, on se rappellera qu’il était question pour lui ‘d’ouvrir les yeux’ des aveugles. Le Seigneur Jésus lui dit, Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière (Actes 26.17-18). Évidemment la mission de Paul n’était pas d’écarter les paupières de toutes personnes dont les yeux étaient fermés. Il faut interpréter ces mots ‘ouvrir les yeux’ dans leur sens spirituel. Paul avait la tâche d’aller au devant des païens pour leur expliquer intelligiblement la parole de Dieu et leur donner ainsi la possibilité de recevoir le pardon divin.

 

La mission de Jésus poursuivait le même but, celui d’ouvrir les yeux des aveugles. Il en a fait la déclaration en Luc 4.18 où il lut ce passage du livre d’Ésaïe : Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue. Encore une fois, le retour à la vue doit se comprendre dans son sens spirituel et non pas physique.

 

Nous faisons la même constatation en Éphésiens 1.8 où Paul adressa cette requête à Dieu, Puisse–t–il illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel. ‘Les yeux de votre cœur.’ Paul priait le Seigneur afin que les chrétiens d’Éphèse puisse acquérir la perception spirituelle qui leur permettra de comprendre l’espérance à laquelle ils sont appelés.

 

Bien souvent, les gens n’arrivent pas à saisir la signification du message de l’évangile parce qu’ils n’ont pas la perception spirituelle nécessaire, et non pas parce qu’ils manquent d’intelligence. La Bible décrit cette lacune en la comparant à un aveuglement. L’aveuglement spirituel empêche les êtres humains de comprendre les vérités du monde spirituel.

 

Il se peut que vous ayez une excellente vision. Votre perception intellectuelle est peut-être remarquable. Mais rien de tout cela ne vous avantagera sur le plan de la perception spirituelle. Même si vous jouissez d’une parfaite vision, il est possible que vous soyez aussi myope qu’une taupe quand il faut considérer des choses spirituelles. Même si vos facultés intellectuelles sont très aiguisées, celles-ci ne sont pas nécessairement utiles pour saisir le sens des vérités bibliques. Par contre, si votre esprit est vivant, vous avez alors la capacité de connaître Dieu, et de vous connaître dans le contexte d’une relation intime avec Dieu.

 

C’est ce que nous révèle Proverbe 20.27. Dans ce verset, l’esprit humain est comparé à une lampe. L’esprit de l’homme est une lampe de l’Éternel; il sonde toutes les profondeurs du cœur. L’esprit de l’être humain peut prendre conscience, dans une certaine mesure, de sa condition par rapport à Dieu et par rapport à son salut. Ceci nous aide à comprendre l’enseignement de Jésus car nous pouvons maintenant faire un rapprochement entre l’esprit et l’œil. Le parallèle s’établit de la façon suivante : l’œil est au corps humain ce que l’esprit de l’homme est à son âme. Tout comme nos yeux perçoivent l’environnement physique qui nous entoure, notre esprit peut distinguer les vérités du monde spirituel. Et dans le passage qui fait l’objet de notre étude, le Seigneur Jésus veut nous faire prendre conscience de l’importance d’une bonne vision spirituelle.

 

Une vision nette

 

Il est donc question de perception, qu’elle soit d’ordre physique ou spirituel. Continuons à approfondir la signification de cette métaphore. Nous savons tous que pour bénéficier d’une vision claire et nette, il faut que nos yeux convergent la lumière vers un même point, vers un foyer. Si la convergence ne se fait pas parfaitement sur la rétine, notre vision sera altérée. Il faudra alors des lunettes pour corriger la situation. Ceux qui portent des verres correcteurs peuvent constater instantanément la différence. En retirant les lunettes, la vision devient floue. Pourquoi? Parce que les rayons lumineux ne se rejoignent pas sur la surface rétinienne. Les lentilles ajustent la convergence pour donner au myope ou au presbyte une vision précise des choses.

 

On peut faire le même parallèle avec le monde spirituel. Lorsque Jésus parle d’un ‘œil qui est en bon état,’ il fait référence à un œil qui converge la lumière à l’endroit voulu, i.e., vers un seul point de rencontre. Tous les rayons lumineux sont déviés vers un point commun. Il n’y a pas deux ou plusieurs points de convergence. Il n’y en a qu’un seul. Dans ce sens, un œil en bon état est un œil qui est ‘simple,’ un œil qui converge la lumière vers un seul foyer. C’est d’ailleurs la traduction que nous donne la Bible Darby. Si donc ton oeil est simple. Cela signifie que notre capacité à voir spirituellement est directement reliée à une vision qui doit aussi être ‘simple.’ Et le mot ‘simple,’ défini spirituellement, se rapporte à une unité de dévouement, à une concentration d’attention, à un cœur indivisible.

 

Notons que les mots ‘cœur’ et ‘œil’ sont des termes interchangeables dans certain passage biblique. Ainsi l’expression ‘appliquer son cœur’ exprime la même action que celui qui ‘fixe ses regards’ sur quelque chose. Regardons cet exemple tiré du Psaume 119.

 

Psaume 119.10. Je veux te plaire de tout mon cœur, ne permets pas que je dévie de tes commandements !

 

Psaume 119.15. Je veux méditer sur tes ordres, et fixer mes regards sur les voies que tu traces.

 

Une personne qui veut plaire à Dieu de tout son cœur fixera ses regards sur la voie de Dieu. Dans son enseignement, le Seigneur Jésus fait le même genre de transition. Il souligne d’abord l’importance d’avoir un cœur à la bonne place en Matthieu 6.21 (Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur). Puis au verset suivant, il porte à notre attention l’importance d’avoir des yeux sains (La lampe du corps, c’est l’œil ; si donc ton oeil est simple, ton corps tout entier sera plein de lumière). La conclusion est la suivante. Si nous voulons voir clairement dans la vie spirituelle, nous devons concentrer toute notre attention sur Dieu. Nos yeux doivent être simples. Un œil simple ou un cœur entier sont des mots qui évoquent la même unité d’intention, celle de converger toute notre attention et notre énergie sur Dieu dans le seul but d’accomplir sa volonté. Il s’agit là d’un principe fondamental qui influe sur notre perception du monde spirituel.

 

Un problème de diplopie

 

Le contraire d’une vision simple est bien sûr une vision double. On désigne ce trouble de la vue par le terme médical ‘diplopie.’ Notre vision devient double lorsque nos deux yeux ne regardent pas dans la même direction. Alors que l’œil droit est en train de regarder un objet, celui de gauche est attiré par d’autres choses. Cette mauvaise coordination visuelle entraîne la perception de deux images pour un seul objet.

 

Le même trouble peut se produire avec notre perception spirituelle. Au lieu de donner toute notre attention à Dieu, nous avons un œil fixé sur Dieu et un autre fixé sur le monde. Notre loyauté est ainsi partagée entre le Seigneur et une autre source d’intérêt. On parle alors d’un problème de diplopie spirituelle.

 

Dans le contexte immédiat de notre passage, l’autre source d’intérêt s’appelle mammon, un terme qui désigne les richesses matérielles de ce monde. La perte de l’acuité visuelle est occasionnée par l’ambition d’amasser égoïstement les richesses de notre monde. Ce désir nous plonge dans une obscurité morale, dans les ténèbres. Si ton œil est en mauvais état (si ton œil n’est pas simple), tout ton corps sera dans les ténèbres.

 

Jésus n’a pas utilisé le mot ‘ténèbres’ par hasard. Ce mot est souvent employé dans la Bible pour évoquer l’aveuglement. Nous en avons un exemple en Psaume 69.23. Que leurs yeux s’enténèbrent pour ne plus voir. Dans l’obscurité, quand il n’y a plus de lumière, les yeux ne voient plus. Actes 13.11 est un autre exemple. Nous lisons dans ce passage qu’un magicien tentait de s’opposer à Paul. Ceci obligea l’apôtre Paul à réagir avec fermeté au point que le magicien en a perdu la vue. Aussitôt l’obscurité et les ténèbres tombèrent sur lui (i.e., il devint aveugle), et il cherchait, en tâtonnant, des personnes pour le guider. Ici encore, ‘ténèbres’ et ‘aveuglement’ sont des termes synonymes.

 

Lorsqu’un homme regarde avec le même degré d’intérêt les trésors terrestres et les trésors célestes, on dit de lui qu’il est un homme à l’âme partagé. Jacques 1.8 le décrit comme étant un ‘homme double de cœur.’ Il est inconstant dans son engagement envers le Seigneur. L’homme double de cœur, l’homme qui souffre de diplopie spirituelle, celui-là marche à tâtons dans sa vie spirituelle car tout son corps se trouve dans les ténèbres.

 

Le Seigneur Jésus nous demande de faire un choix sur notre allégeance. Une décision personnelle doit se prendre entre Dieu et mammon. Tout homme, sans exception, aura investi sa vie dans l’un ou l’autre de ces deux trésors : le dieu de l’argent ou le Dieu du ciel et de la terre. Son cœur, ses yeux sont braqués soi sur les richesses temporelles de ce monde, soi sur les richesses éternelles du ciel. Dieu n’acceptera pas l’homme indécis qui ne sait pas sur quoi porter son choix. Dieu acceptera encore moins l’homme irrésolu qui se laisse attirer par les deux. Nous devons faire un choix absolu. Ou bien nous sommes au service de Dieu ou bien nous sommes au service de mammon. Mais nous ne pouvons pas servir Dieu et mammon en même temps. Nul ne peut servir deux maîtres. Lorsque deux maîtres appellent simultanément le même esclave, ce dernier doit choisir celui qu’il servira. En travaillant pour un maître, il écarte forcément tout engagement envers l’autre maître.

 

En d’autres termes, nous ne pouvons pas avoir un pied dans le royaume de Dieu et l’autre pied dans le monde. Dieu ne peut pas accepter l’homme dont le cœur est partagé. Jacques écrit dans sa lettre, Qu’un tel homme (i.e., l’homme double de cœur) ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur (Jacques 1.7). Le seul type de personne que Dieu approuve est le chrétien dont le dévouement lui est entièrement consacré, le disciple dont l’œil est simple.

 

La lumière en vous

 

Cet avertissement concerne donc une décision de première importance : celle de choisir entre Dieu et mammon. Et Jésus ne cache pas son jeu. Il nous exhorte à fixer notre choix sur Dieu plutôt que sur mammon.

 

Le passage parallèle en Luc se présente également comme un avertissement et comporte d’ailleurs de nombreuses ressemblances au niveau de sa formulation. Nous lisons en Luc 11.35, Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. Remarquez que le verset précédent, le v. 34, est presque identique au passage en Matthieu. Ton oeil est la lampe de ton corps. Lorsque ton oeil est en bon état, tout ton corps est éclairé; mais lorsque ton oeil est en mauvais état, ton corps est dans les ténèbres (Luc 11.34). Et c’est après cette déclaration que vient la mise en garde. Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres! ‘Fais attention à ce que tu aie de la lumière en toi et non pas des ténèbres.’

 

Voyez-vous, chaque personne croit qu’elle perçoit correctement et qu’elle a assez de lumière pour voir. Chaque homme a la conviction que sa vision des choses, ses croyances, sa perception de la vie correspondent à la vérité. Or le Seigneur Jésus nous dit que c’est tout le contraire. ‘Vous pensez que vous voyez, mais en réalité vous êtes dans les ténèbres.’ Cette situation ressemble à celle de la personne atteinte de myopie mais qui n’est pas consciente de son handicap visuel. Elle pense voir convenablement alors qu’en fait, elle a une image bien embrouillée de son entourage.

 

On ne remet pas en question sa capacité à distinguer des images. Mais on se demande si elle voit avec un œil sain ou avec un œil malade. L’œil en bon état est un œil qui est simple, un œil rivé sur la voie de Dieu et sa justice. Il est capable de percevoir les vérités spirituelles. L’œil malade est un œil méchant qui ne regarde que le monde et les richesses matérielles qui s’y trouvent. Ses intérêts sont purement matérialistes et égocentriques.

 

Selon l’enseignement de Jésus, la santé spirituelle du corps est fonction de son niveau d’éclairement. Ainsi le corps est en bonne santé lorsqu’il est rempli de lumière. Il est en mauvais état s’il est sombre comme la nuit. Or le degré d’éclairement dépend du contenu de ce que nous percevons. En d’autres mots, notre état est déterminé par la lumière perçue par nos yeux et ce que nous acceptons comme étant la vérité. C’est pourquoi il est si important d’avoir des yeux en bon état. Des yeux sains nous permettent de voir la lumière offerte par Jésus. Si notre vision est brouillée par la malice, nous ne verrons pas la lumière du Christ.

 

Jésus est la lumière du monde. Il rayonne sur toute la terre. S’il passe inaperçu, personne ne peut l’accuser de manquer de brillance. Si nous ne le voyons pas, c’est parce que nos yeux sont incapables d’accomplir leur fonction. Nos yeux spirituels sont malades. Et Jésus nous fait cette mise en garde. Faites attention à ce que vous regardez avec des yeux en bon état. Prenez garde que ce qui est en vous est bien la lumière et non pas les ténèbres.

 

Tout à Dieu

 

Ici en Luc 11, nous retrouvons aussi la notion d’un œil simple. Une chose est simple si elle ne fait pas l’objet de division. Elle est considérée comme un entier. Il n’y a qu’un élément, une pièce, un tout. Si nos yeux regardent parfois ici et parfois là-bas sans aucune coordination, notre vision en sera affectée. Nous aurons du mal à distinguer clairement les objets. Mais lorsque l’œil est simple, lorsqu’il fonctionne comme un tout et n’a qu’un seul centre d’intérêt, i.e., Dieu, alors tout deviendra clair.

 

Luc 11.36. Si donc ton corps tout entier est plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse, il sera tout plein de lumière, comme quand la lampe t’éclaire de son éclat.

 

Le mot grec traduit ici par le mot ‘tout’ apparaît aussi sous le terme ‘complet.’ Une personne dont l’œil est simple est une personne dont le cœur est complet, résolu. Toute son attention se concentre sur sa relation avec Dieu. Il s’agit là d’un principe fondamental de perception spirituelle. Si votre œil est complètement fixé sur le Seigneur, aucune partie de votre corps ne se trouvera dans les ténèbres. La lumière de Dieu illuminera votre corps tout entier par l’entremise de vos yeux.

 

Une lumière dans le monde

 

Le Seigneur a déclaré à ses disciples, ‘Vous êtes la lumière du monde.’ Comment devient-on cette lumière? Nous devenons une lumière lorsque notre corps est rempli de lumière, lorsque la lumière de Dieu vient envahir nos cœurs. Et comme on l’a déjà mentionné, la lumière de Dieu doit passer par un œil en bon état, un œil simple. C’est alors que nous pourrons agir comme une lumière dans le monde et rendre témoignage à la puissance du Christ par la vie que nous menons. Motivés par un cœur jouissant de la lumière divine, nous pouvons parler avec conviction de l’œuvre du Saint Esprit dans nos vies.

 

Que devrait-on dire à ceux qui ne connaissent pas le Seigneur? Nous leur disons qu’il y a de la lumière. Dieu est là. Sa lumière peut éclairer la vie de toute personne désireuse de répondre à son appel. Cependant, bien que la lumière soit présente partout, ils vivent dans l’obscurité car ils sont spirituellement aveugles. Ils ne peuvent pas voir les choses de Dieu. Pourquoi en est-il ainsi? Parce que le péché rend l’homme aveugle. Tant et aussi long que le péché gardera son emprise sur vous, il vous sera impossible de voir le monde spirituel. Ce n’est pas une question d’intelligence. Le péché et l’égoïsme ont la propriété de rendre imperceptible la gloire de Dieu.

 

Si vous venez à Jésus, il ouvrira vos yeux. Il est la lumière qui peut éclairer toutes les parties obscures de votre être. Le Seigneur Jésus vous offre la possibilité de sortir des ténèbres du péché et de vivre une vie nouvelle sous la lumière du jour. Ne perdez pas une minute. Choisissez de vivre en plein jour et non plus dans l’obscurité. Que faut-il faire? Mettez-vous à genou et dites à Dieu cette prière : ‘Seigneur, je suis consterné par mes fautes. Je voudrais te confesser mes péchés. Pardonne-moi et ouvre mes yeux afin que je puisse voir ton royaume.’

 

Sur ces mots de repentance, Dieu se fera une joie de répandre de la lumière sur votre cœur et alors vous commencerez à comprendre les choses profondes de la vie chrétienne. Vous serez transportés de joie lorsque vous vous rendez compte que vous pouvez maintenant saisir le sens ce qui échappait autrefois à votre compréhension. Vous êtes sortis des ténèbres car vous avez cru en Jésus. C’est la déclaration que fait le Seigneur en Jean 12.46, Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. La faculté de voir les réalités qui composent le monde spirituel commence à se manifester lorsque vous ne fixez plus votre attention sur le monde, sur soi-même ou sur les richesses matérielles, et lorsque vous tournez vos regards vers Dieu et Dieu seul.

 

Je prie Dieu qu’il ouvre nos yeux à sa lumière et qu’il aiguise l’acuité de notre vision spirituelle afin que nous puissions voir clairement les richesses de sa gloire. À cet égard, nous voulons que nos yeux soient simples. Nous voulons venir à Jésus, la lumière du monde, avec la ferme intention de nous consacrer entièrement et exclusivement à lui.

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la mezouza

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une maison a l'abri du mal

Pourquoi faire bénir sa maison ?

Nous recevons des appels de détresse de personnes ayant des manifestations étranges dans leur maison : bruits, visions, angoisses, insomnies… D’autres nous demandent quoi faire alors qu’ils viennent d’aménager. …
Il est important de faire bénir sa maison pour libérer les lieux de toutes présences négatives.
Par la bénédiction nous appelons la protection divine sur le lieu.

* Quand faire bénir sa maison ?
– Vous pouvez faire bénir votre maison à n’importe quel moment de l’année en fonction de votre disposition et de celle de votre curé.
– Il est bon de faire bénir sa maison chaque année.
– Il est important de faire bénir sa maison quand on vient d’emménager ou au moment de la vente ou de la mise en location.

* Mettre sa maison à part
L’idée de base, c’est que votre maison soit mise à part comme lieu d’hospitalité pour vous et tous ceux qui y viendront. C’est en quelque sorte pour la mettre spirituellement en bonne état.

* Une tradition qui remonte à Jésus-Christ.
L’idée de bénir la maison remonte au Christ Lui-même, lorsqu’Il donna instruction à ses premiers disciples de dire en entrant dans une maison : « Paix à cette maison! S’il se trouve là un homme pacifique, la paix de votre souhait reposera sur lui; sinon, elle vous reviendra » (Luc 10,5).

* Libérer le lieu de tout mal et demander la protection divine
De plus, si quelque grand mal y a été commis au cours de l’histoire de la maison que vous habitez (sorcellerie, divination et tarots, spiritisme, cf Deutéronome 18,10-12, voire meurtre, avortement, etc), alors il est important de faire bénir la maison.

* Pour aller plus loin…
Si vous souhaitez toutes les informations complémentaires (gratuites) pour faire bénir votre maison envoyez votre demande à :
info@labonnenouvelle.fr

Important : diffusez cet info autour de vous si vous avez des amis ou de la famille qui ont des problèmes réguliers sur leur maison.
Il y a souvent un avant et un après la bénédiction.

*-*-*-*-*-*-*

BENIR SOI-MÊME UN LIEU

** Bien sûr il est préférable de faire venir un prêtre, mais en l’absence de prêtre il est aussi possible de prier et de bénir soi-même un lieu ou une personne car nous sommes tous « prêtre, prophète et roi » par notre baptême :
Pour un lieu il est bon d’utiliser de l’eau bénite. L’eau bénite peut être apposée sur les montant des maisons et des pièces si la nécessité s’en fais sentir pour éloigner tout mal sur le lieux et sur les personnes qui y vivent.

* Témoignage de Jeanne : Mon fils faisait (depuis des années) des cauchemars dans sa chambre et ce de manière récurente. Ensemble nous avons prié et chanté des psaumes dans sa chambre. Puis nous avons invoqué dans une grande douceur la protection du précieux Sang de Jésus sur le lieu et sur les personnes présentes. Enfin nous avons fais une onction d’eau bénite sur les montants des fenêtres et de la porte.
Depuis mon fils n’a plus fait de cauchemars.
Alléluia !

*** Prière pour demander libération, la purification et la bénédiction d’un lieu ***

« Voici la demeure de Dieu parmis les hommes ! » (Ap. 21, 3)
Seigneur Jésus Fils du Dieu vivant, viens nous recouvrir de ton Précieux Sang ; viens recouvrir ces lieux et toutes les personnes présentes ici et dans nos coeurs.

Seigneur Jésus de Nazareth, prends autorité sur ce lieu _________ (nommer le lieu): que ce lieu t’appartienne vraiment. Par ton Précieux Sang, Jésus-Christ, et par la Puissance du Saint-Esprit, chasse tout mal.

Au nom de Jésus de Nazareth et par la Puissance du Saint-Esprit, j’impose l’eau bénite sur toutes les ouvertures ________ (oindre les montants des portes et des fenêtres) afin que Jésus-Christ fasse descendre dans les profondeurs de ce lieu toutes ces grâces de libération et de purification.
Ô Jésus, fais descendre sur ce lieu ________ (dire le nom du lieu) la Puissance de ta Résurrection et emplit le de la Gloire de Dieu.
Par la Puissance du Saint-Esprit, envoie Seigneur Jésus ta bénédiction sur ce lieu et sur toutes les personnes qui y vivent.
Et Que Dieu tout puissant nous bénisse !
Lui qui est Père, Fils et Saint Esprit. Amen !

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Tout le monde ne mange ce qu'il veut...

Le Père Bruno-Marie Duffé, aumônier national du CCFD-Terre Solidaire, nommé au poste de secrétaire du dicastère pour le service du développement humain intégral

Le CCFD-Terre Solidaire se réjouit de la nomination du Père Bruno-Marie Duffé, son aumônier national, au poste de secrétaire du dicastère pour le service du développement humain intégral.

Bruno-Marie Duffé, aumonier du CCFD-Terre Solidaire,© Eric M-ENCRE NOIRE/CCFD-Terre Solidaire

L’approche de développement humain intégral promue par ce dicastère est au cœur même de l’engagement et de la mission du CCFD-Terre Solidaire : elle lie entre elles les questions de justice, de paix, de dignité et de défense des droits humains (en particulier, les droits économiques et sociaux), des migrations, du changement climatique. Dans le cadre des réformes importantes que connaît la Curie actuellement, la décision de la création de ce dicastère marque l’engagement profond du pape François au service des plus pauvres.

« Cette nomination honore le CCFD-Terre Solidaire tout entier et consacre la réflexion et l’engagement de notre aumônier national au service de l’Eglise universelle et de l’option préférentielle pour les pauvres  », souligne Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire.

Le CCFD-Terre Solidaire remercie chaleureusement le Père Bruno-Marie Duffé pour l’accompagnement de ses aumôniers et équipes diocésaines. Et en particulier pour son apport précieux à la réflexion sur les questions de développement à la lumière des encycliques Populorum Progressio et Laudato Si’.

Le CCFD-Terre Solidaire lui souhaite pleine réussite dans ses nouvelles missions.

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le judaïsme et la santé


LES JUIFS, LA MEDECINE, ET LEUR INFLUENCE SUR LA MEDECINE OCCIDENTALE

Peu de chose sur la médecine Hébraïque dans les livres d’histoire de la médecine, alors que ceux-ci sont beaucoup plus loquaces sur la médecine des autres civilisations de l’antiquité, sur la médecine arabe, et la médecine dans l’occident médiéval . Pourquoi cette injustice ?

LE PARADOXE DE DEPART :


Alors même que la torah et le Talmud fourmillent de règles d’hygiène très en avance sur leur temps, si on les compare aux autres civilisations antiques et médiévales, et alors même que les médecins juifs ont eu un renom certain au moyen âge, il ne semble pas que ce capital culturel ait eu une influence quelconque sur la pratique des médecins de l’occident…..tout au moins officiellement.
Quelle est la réalité ? C’est ce que nous tenterons de découvrir maintenant.
Au cours de cet exposé, nous envisagerons successivement :
La maladie et le médecin dans la torah et le talmud
Le savoir juif et son bien fondé confronté aux lumières de la médecine actuelle :relecture des prescriptions hygiéno-diététiques de la Torah et du Talmud.
- L’influence de la médecine juive sur l’occident : chronologie des médecins juifs célèbres, influences évidentes et hypothétiques.

LA MALADIE ET LE MEDECIN DANS LA TORAH ET LE TALMUD :


Les sources :
- La Torah contient essentiellement les cinq livres de la loi Mosaïque ou Pentateuque qui comprend : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome.
- Le Talmud, qui comporte la Mishna (commentaires de la loi écrite du Pentateuque) et la Guemara (complément de la Mishna).
La maladie et le médecin : ( Réf : 1, 8)
« Je suis le Seigneur, celui qui te guérit » (Exode, 15 :26)
« C’est Moi qui fais mourir et c’est Moi qui fais vivre : j’afflige et je guéris, nul n’échappe à Ma main » (Deut. 32 :39).
Le concept de santé et de guérison a toujours été prépondérant comme règle « sine qua non »de vie et de pureté, ainsi que d’adéquation au sacerdoce journalier du juif à Dieu.
Dans l’esprit de la Torah, la maladie est considérée comme une preuve de la colère de Dieu, une correction opérée par l’Eternel dans un but strictement bienfaiteur. La maladie ne serait en fait que la situation dans laquelle l’Homme  met un obstacle à l’ordre de l’édifice divin, et bien entendu aux lois qui régissent sa création.
Un Homme  ayant des devoirs d’ordre moral, éthique, ou émanant de la volonté divine, et qui ne respecte pas ces devoirs, voit s’opérer en son corps des altérations +/- graves, à la mesure de ses erreurs.
La philosophie religieuse du judaïsme ayant toujours considéré l’Homme  comme un collaborateur du Créateur, celui-ci aurait été un piètre collaborateur si, par une lecture naïve du texte, il avait accepté avec fatalisme que les choses suivent leur simple cours. Si bien que dans l’opinion des rabbins, l’Homme  désinvolte à l’égard de son corps sera rapidement réputé coupable envers lui-même, exactement comme s’il avait attenté au corps d’autrui.
L’Homme  étant une créature de Dieu, il a le devoir de se maintenir en bonne santé, et cela est fort simple puisqu’il a la Loi pour référence. Ne pas prendre soin de soi, ce qui est un devoir, et ne pas observer la Loi, parole divine, c’est offenser doublement D.
Donc, la conception de la responsabilité divine de la genèse de la maladie est très différente de celles en vogue dans toutes les autres civilisations contemporaines : Dieu punit…dans un souci pédagogique : cette punition n’est pas forcément définitive.
En effet, on lit dans l’Ecclesiaste, écrit bien plus tard :
« Quand tu tombes malade, ne néglige pas de te soigner, puis prie le Seigneur, Il te guérira (38 :9) Car le Seigneur a créé les médicaments à partir du sol , et l’homme avisé les apprécie (38 :4)
Et dans le livre de Job (5-18) : « Le Tout Puissant fait la plaie et Il la bande, Il blesse et Sa main guérit », ce qui signifie qu’avant de créer une maladie, D. créée le remède, et qu’il n’est pas de maladie ou de mal sans guérison possible.
Et le médecin dans tout ça ?
Il occupe une place exceptionnelle dans l’histoire juive, puisqu’il apparaît comme un associé privilégié du Créateur, le prolongement précieux de Sa main, tout en étant lui-même, ainsi que tout mortel, enfermé au creux de cette même main. (faut-il voir là une raison au goût prononcé des juifs pour l’exercice de la profession médicale ?).
Un médecin est un homme choisi par Dieu, constamment assisté par un ange de Dieu (l’ange Rephaël qui signifie Dieu a guéri, ou médecin de Dieu). Ce personnage a un rôle : il représente l’instrument de Dieu pour aider les Hommes  à réintégrer le juste cours de l’édifice de la création. Traiter un Homme  ne représente ni une atteinte à la volonté divine, ni une insulte, mais au contraire un devoir dicté par Dieu lui-même.
C’est pour cela qu’il est dit dans l’Ecclesiaste : « Honore le médecin de ses honneurs en vue de tes besoins. Car lui aussi, c’est le Seigneur qui l’a créé. C’est du Très Haut, en effet que vient la guérison, et du roi qu’il reçoit ses présents ». (Ecc. 38).
Le médecin, en tant que professionnel indépendant, n’a pas toujours existé : A l’époque biblique, il est absent de la Torah.
Est-ce dire pour autant, comme le prétendait Hérodote, que les hébreux n’avaient pas de médecins ?
Comme dans les autres civilisations antiques (Grèce, Egypte, Babylonie), l’exercice de la médecine était indissociable de la religion : elle était donc l’apanage des prêtres.
Dans le cas des juifs, puisque toutes les parties de la Loi sont d’égale importance car d’origine divine, on respectera avec la même minutie les prescriptions religieuses et les prescriptions hygiéniques.
De là viennent les habitudes de propreté si caractéristiques du mode de vie juif, comme de la médecine juive plus tardive. Pureté physique et spirituelle s’obtiennent de la même façon, par l’immersion .
Après la chute de Jérusalem en 135 et la diaspora, c’est aux rabbins qu’échoient l’étude de la Loi et de son application : Il est donc normal que ce soient eux qui exercent la profession de médecin, et ce pour deux raisons :
La vie humaine valant un grand prix selon la Bible et le Talmud, c’est servir Dieu que de la préserver.
L’exercice de la médecine est une source de revenus noble et nécessairepour les rabbins dont la charge n’est pas rémunérée.
Le « vrai » médecin, indépendant du prêtre, n’apparaîtra qu’avec le Talmud (clôturé vers 500)
On y voit un personnage prescrivant des médicaments pour les maladies internes, capable +/- d’opérer, d’endormir avec des potions (Baba Metzia 83b), de guérir des plaies par des herbes,d’ouvrir des abcès, de pratiquer des trépanations ou des amputations, de réduire des fractures.
La gynécologie reste l’affaire des sages femmes (meyaledet). Le Talmud connaît aussi le chirurgien-barbier, pratiquant la saignée (umman), ainsi que le circonciseur (mohel).
Chose importante, à l’inverse d’autres civilisations (voir le code d’Hammourabi), celle du Talmud ne tenait pas le médecin pour responsable de ses éventuelles erreurs de diagnostic,mais seulement des coups et blessures volontairement infligées, si tel était le cas.

LE SAVOIR JUIF, REVISITE A LA LUMIERE DES CONNAISSANCES ACTUELLES :


Notre propos concernera les connaissances médicales contenues dans la Torah et le Talmud comme spécifiquement juives, la médecine juive plus tardive n’étant pas à l’abri des influences d’autres civilisations.
Remarques préliminaires :
- Il est évident que nous mettons dans le même sac un lot de connaissances acquises sur près de 2000 ans (de moins 1500 av.J.C date présumée de l’existence de Moïse, à 500 après J.C, fin de rédaction du Talmud) : ceci peut expliquer les opinions parfois discordantes des chercheurs.
- L’objectivité des chercheurs peut être conditionnée par leur origine ethnique, et leur foi.
Les connaissances de base ( Réf.1, 3, 6) :
- L’anatomie et physiologie :
Les connaissances de base en anatomie sont bien réelles : la Torah relate exactement le nombre d’os, de muscles, de viscères existant dans le corps humain, ainsi que le rôle respectif de chacun.
La Torah indique le cœur et non le foie comme organe essentiel de la vie, précise que l’aorte véhicule du sang et non de l’air, et que l’air expiré est impropre à la vie.
Pourtant les connaissances anatomiques du médecin Talmudique restaient inférieures à celles de Galien, ses connaissances reposant non pas tant sur l’observation très occasionnelle de cadavres, que sur l’anatomie comparée à l’occasion de l’abattage des bêtes.
La physiologie féminine est assez bien connue. Dans le Lévitique (chap.15, 19-25 et chap. 20,18) il est dit : « La femme qui aura un flux de sang pendant plusieurs jours hors de ses périodes régulières, sera impure tout le temps comme au temps de son indisposition menstruelle ».
Des connaissances physiologiques exactes son rapportées dans des manuscrits antérieurs à l’apparition de la médecine occidentale : ainsi l’hépatectomie est-elle réputée mortelle, alors que la splénectomie ne l’est qu’en cas d’hémorragie massive, la plaie d’un seul des deux reins est compatible avec la survie.
Secourisme et réanimation :
Il faut signaler- anecdotiquement- l’invention du bouche à bouche par le prophète Elisée qui ressuscite le fils de la sounamite ( 2°livre des rois) : « Il entra et, ayant fermé la porte sur eux,il pria Yahweh. Et il monta et se coucha sur l’enfant ; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s’étendit sur lui, et l’enfant éternua 7 fois, et l’enfant ouvrit les yeux ».
Pathologie :
Les hébreux (puis les juifs) ont certaines notions de pathologie : ils connaissent bien les affections dermatologiques, les maladies ophtalmologiques, les maladies digestives, la diphtérie, les fièvres, la jaunisse, la colique, la boulimie, l’épilepsie, le charbon, la malaria, les hémorroïdes, le scorbut, et différentes parasitoses.
Les maladies vénériennes ne sont pas méconnues : Dans le Lévitique, il est dit que tout homme ayant un écoulement est impur, comme est impur tout objet qui le touche.
Les intoxications sont connues : morsures de chien et de serpents, plus anecdotiquement, une intoxication par les cailles (Nombres, 41) que le Pr. Sergent de l’institut Pasteur d’Alger a affirmé pouvoir attribuer à la consommation de coloquinte par ces dernières (anomalie rapportée également par Lucrèce, Pline l’ancien, et Galien).
La maladie vedette reste toutefois la lèpre, pour laquelle la description des formes cliniques est très élaborée, et la prévention bien codifiée : Dans le Lévitique (chap.13), il est dit :
« Quand un homme aura sur la peau de son corps une tumeur, une dartre, ou une tache blanche, et qu’il se produira sur la peau de son corps un mal pouvant être la lèpre…le prêtre examinera l’altération : si le poil dans l’altération est devenu blanc, et que l’altération paraisse faire dépression au dessous de la peau, c’est la lèpre ».
De même dans la calvitie, « si dans la calvitie antérieure ou postérieure il se trouve une place d’un blanc rougeâtre, c’est la lèpre ». Il s’ensuit des mesures d’isolement et de désinfection qui étaient encore d’actualité il y a peu de temps : « Ordonnez aux enfants d’Israël d’expulser du camp quiconque a la lèpre, et quiconque a un écoulement, et quiconque est rendu impur pour un cas donné » (Nombres ).
Thérapeutique :
Les rabbins faisaient beaucoup avec peu de chose !
L’usage de la Mandragore comme anesthésique, du laudanum, et d’un certain nombre de plantes médicinales sont un fait établi.
L’utilisation de l’escargot et des sangsues pour traiter les contusions(pouvoir anticoagulant des sangsues) n’est pas sans fondement.
L’utilisation du fiel de poisson par le prophète Tobie (Tobie, 2.10) pour soigner une ophtalmie peut se justifier : forte alcalinité bactéricide de la bile.
L’utilisation d’un gâteau de figues pour guérir un ulcère cutané (Isaïe) est également logique :le figuier est connu pour favoriser le bourgeonnement charnu des plaies, et sa forte teneur en sucre pour ses propriétés antiseptiques.
D’autres recettes thérapeutiques sont plus poétiques qu’efficaces :
Consommation du lobe gauche de son foie lorsqu’on a été mordu par un chien fou,
Application d’une poule coupée en deux sur une morsure de serpent.
Comme on le voit, certains aspects du savoir médical juif sont respectables, même du point de vue moderne, mais l’on trouve dans les autres médecines antiques bon nombre de connaissances empiriques valables.
Ce qui fait l’originalité du Talmud, c’est sa richesse en matière d’hygiène, de diététique, et de
médecine communautaire d’une part, et ses réflexions en matière d’éthique médicale.
Les prescriptions hygiéno-diététiques du Talmud, ancêtre de la Santé Publique (Réf.1, 3, 4, 5, 6, 9) :
Il n’est bien sûr pas question, pour un non juif, d’énumérer et d’expliquer dans le détail les innombrables prescriptions hygiéniques contenues dans le Talmud, ni de contester le caractère sacré de ces dernières. Nous ne voulons qu’en exposer le bien fondé d’un point de vue médical moderne, que ces prescriptions soient inspirées par Dieu , ou qu’elles relèvent d’un empirisme particulièrement fin et lucide.
Une question préliminaire que l’on peut se poser est la suivante : pourquoi l’importance considérable de ces prescriptions a-t-elle échappé d’abord aux médecins arabes, puis aux médecins occidentaux ? Il faudra attendre qu’Ignaz Semmelweiss, au milieu du XIX° siècle,fasse la preuve de l’utilité du lavage des mains dans la prévention de la fièvre puerpérale pour que cette pratique simple soit enfin admise- non sans difficulté- par le corps médical ! Nous répondrons à cette question en temps utile.
« Propreté est proche de divinité » : c’est ce précepte fondamental qui est à l’origine de tout le code hygiéno-diététique qui règle la vie quotidienne du peuple juif.
Tous les savants ou presque s’accordent pour reconnaître que le système de lois sanitaires des cinq premiers livres de la Bible est le premier qui ait été établi dans toute l’histoire de l’humanité.
Dans tous les codes médicaux de l’antiquité, aucun n’est aussi complet, ni aussi approfondi.
 L’hygiène alimentaire : (Pentateuque, 11° chapitre)
- L’interdiction de consommer certains animaux :
Il est certes un peu facile et anachronique de vouloir trouver une raison médicale rationnelle à tous les interdits.
Les explications fournies dans la Bible et le Talmud ne sont en général pas d’ordre médical : ainsi, par exemple, la croyance que la chair des animaux ingérés finit par s’intégrer à la propre substance de l’homme, âme comprise, font exclure les reptiles, les prédateurs, les charognards, ou encore celle que tous les prédateurs possèdent un venin.
Pour un certain nombre d’interdits, une explication médicale rétrospective est possible :
* L’interdiction de consommer la viande des porcs et des suidés semble avoir été empruntée aux Egyptiens. On l’accusait de donner la lèpre, la pire des maladies pour les hébreux, peut être en raison du prurit et de l’œdème de la face que provoque une maladie parasitaire, la trichinose.
C’est plus les effets de cette maladie, très fréquente chez les porcs, sangliers,phacochères,chevaux et renards du moyen orient, que les rabbins ont dû observer chez ceux qui s’étaient nourris de l’une de ces viandes. Autre parasitose du porc, plus bénigne,le taenia Solium (ver solitaire). « De tous les fléaux du monde, lit-on dans le traité Kidouchine 49, les 9/10° se trouvent chez les porcs. ». Comme autre raison à cette impureté du porc intervient aussi le fait que celui-ci se nourrit de détritus.
* L’interdiction de consommer les poissons sans nageoires ni écailles tels que les anguilles, les mollusques, et crustacés repose probablement sur le fait qu’ils vivent en eau stagnante, source possible de typhoïde fréquente dans les pays chauds.
*L’interdiction de consommer du lièvre peut être en rapport avec la tularémie, transmise souvent par voie percutanée de l’animal à l’homme.
* Les bêtes dont la consommation est permise (oiseaux de basse cour, ruminants à cornes et à sabots fendus) n’ont pas, au jour d’aujourd’hui, la réputation de transmettre à l’homme des maladies graves : le ténia du bœuf (taenia saginata), et la toxoplasmose transmise par la viande ovine ne sont pas des maladies très graves. Quant à la grippe aviaire, elle n’était pas d’actualité dans les temps bibliques !
* La règle de ne pas consommer l’agneau cuit dans le lait de sa mère, et par extension de faire coexister dans un même repas viande et fromage relèverait plutôt d’une préoccupation diététique : repas dit « grossier » , trop riche et donc indigeste.
Les règles d’hygiène de l’abattage des bêtes de boucherie :
Elles ne peuvent être que salutaires. Elles témoignent d’abord d’un souci d’humanité envers l’animal, puisque l’égorgement procure une mort rapide et peu douloureuse.
L’exclusion des animaux visiblement malades et des animaux morts est le garant de la qualité alimentaire, complétée par l’inspection soigneuse de la viande et des viscères, et l’ablation des gros vaisseaux (pouvant encore contenir des caillots).
Quant au fait que la viande soit parfaitement saignée et salée et rincée avant sa cuisson, il répond surtout à la préoccupation que cette dernière soit moins facilement putrescible. Le salage peut en outre contribuer à la destruction de bactéries et de certains parasites.
* La circoncision (Réf. 1,10, 11, 12) :
Dans la foi judaïque, elle n’est pas considérée comme une règle d’hygiène, mais incarne le pacte entre Abraham et Dieu.
Il n’est toutefois pas interdit de penser qu’un peuple nomade, ayant passé de longues périodes dans le désert où l’eau est rare, n’ait trouvé quelques avantages hygiéniques à cette obligation.
En outre, le monde médical moderne a trouvé de nombreux avantages à la circoncision, et le débat est loin d’être clos :
Moindre fréquence des cancers du col utérin dans les populations où les hommes sont . circoncis.
Epidémie de balanites chez les soldats américains lors de la 1° guerre du golf : la .protectomie a été, en dehors du traitement des plaies de guerre, l’intervention la plus souvent pratiquée. Il en fut de même pour les troupes australiennes basées au moyen orient pendant la 1° et 2° guerre mondiale. Ces informations sont encore sujettes à controverses.
Moindre fréquence des maladies vénériennes et du SIDA chez les circoncis : C’est hélas .faux !
Toutefois, gare aux débordements : les occidentaux on fait de la circoncision une règle d’hygiène, avec parfois des indications inattendues : au XIX° siècle, le chirurgien James Copland la pratiquait en prévention de l’onanisme, et le Dr. Dampierre Bennett comme traitement de l’épilepsie infantile. Actuellement, la mode hygiénique de la circoncision se poursuit aux USA : Dans la série B Nip et Tuck, une adolescente se refuse à son boy -friend tant qu’il ne sera pas circoncis. Voila donc une influence bien curieuse du judaïsme sur la médecine occidentale.
Pourquoi le 8° jour pour la circoncision ? Il est maintenant connu que les facteurs Vitamine .K dépendants de la coagulation fabriqués par le foie (II, VII, IX, et X) sont bas à la naissance,et remontent à partir du 5° jour, et que la maladie hémorragique du nouveau n é ne se manifeste qu’exceptionnellement après la fin de la 1° semaine. Les rabbins en avaient ils une expérience empirique ? That is the question.
L’hygiène individuelle :
L’hygiène des mains et les ablutions rituelles quotidienne utilisant l’eau vive,ont de longue date fait la preuve de leur utilité .Il en est de même de l’hygiène sexuelle, hygiène de la grossesse.
L’hygiène collective :
Elle concerne l’hygiène des camps, et la prévention des épidémies :
 L’hygiène des camps : les lois de Moïse (Deut.23, 12-13, LeV 17, 13) insistent sur l’importance de disposer de façon appropriée des excréments, du sang, et des ordures,qui doivent être enterrés hors du camp. Prévention efficace d’une maladie épidémique très répandue : la dysenterie bacillaire !!
 La prévention des épidémies, et la purification : sont impurs les cadavres, les lépreux,et les vénériens, tout ce qui peut être à l’origine de contagion. Les règles d’isolement,et les rites de purification sont incontestablement à l’origine d’une prévention des épidémies. Même si cette notion n’est pas clairement exprimée, il est tenu compte des risques de contamination directe et indirecte, ce qui est très en avance pour l’époque :
on attribue en effet à Ali Imb Khatima al Ansari et Imb al Khatib au XIV° siècle la découverte de la contagion directe à l’occasion de l’épidémie de peste, que confirmera Fracastor en 1546 lors de l’épidémie de syphilis. Il faudra attendre l’ère pasteurienne pour dégager le rôle de la contagion indirecte.
Les lois des chap. 13 et 14 du Lévitique proposent une procédure très précise pour la prise en charge d’une maladie présumée contagieuse : il faut 1) la reconnaître et faire le diagnostic, 2) séparer ou isoler le malade, 3) traiter d’impur tout ce que le malade a touché, 4) purifier la personne impure, et 5) détruire tout ce qui n’a pu être purifié.
La purification fait appel au lavage à grande eau (plusieurs fois, vêtements compris), et à l’utilisation de branches d’hysope mouillées, ce qui constitue une eau savonneuse.
L’hysope est une sorte de marjolaine, dont l’huile se compose de 50% de Carvacrol,voisin du Thymol, agent fongicide et antibactérien. La quarantaine est en général d’une huitaine de jour, voire beaucoup plus en cas de lèpre dont tous les cas devaient être déclarés.
 Ces règles d’hygiène seront complétées par le Sanhedrin (17b) qui avancent qu’aucun disciple des sages n’est autorisée à résider dans une ville qui ne comporterai pas ces dix objets, institutions ou personnes : un médecin, un chirurgien, un établissement de bains, des latrines publiques, de l’eau courante (fleuve ou source), une synagogue, un maître élémentaire, un copiste, un trésorier d’œuvres charitables, un tribunal
correctionnel. La santé permet d’accéder à l’étude, donc à la connaissance, donc à Dieu, affirme Maïmonide.
Il est donc évident que l’ensemble de ces lois sanitaires constitue une avance considérable par rapport aux autres peuples de l’antiquité. Certains ont pu avancer que la pratique des bains et des ablutions était commune dans l’Egypte ancienne, la Grèce,et l’empire romain. Cependant, aucune de ces civilisations n’avait élevé ces pratiques au rang d’un principe divin. En outre, il s’agissait de contrées où l’eau n’est pas rare.
Ces pratiques ne concernaient que les personnes d’un niveau social élevé, et enfin pour la Grèce et Rome, avec un retard d’un millénaire sur la loi mosaïque.
Cette sagesse médicale juive, tout au moins en ce qui concerne la médecine préventive, a-t-elle eu une quelconque influence sur les autres civilisations ? C’est ce que nous verrons plus loin.
- L’éthique et la déontologie médicale (Réf. 1, 7, 13):
Elle sont présentes dans le Talmud, et seront complétées par les médecins juifs du moyen âge.
 Dans le Talmud : on note un certain nombre de préceptes :
- Discrétion : « Tu ne parleras que si la chose te paraît aussi claire que le jour », ce qui invite à la vérification de l’hypothèse, voire à l’expérimentation contradictoire.
- Obligation de formation continue : « Le savoir d’un médecin élèvera son esprit »
- Devoir des malades vis-à-vis du médecin : obligation de rétribuer le médecin en proportion de ses possibilités.
- Devoirs du médecin en présence d’un danger : L’un des cas où il est permis de se mettre en danger se présente lorsqu’il s’agit de gagner sa vie, ou lorsqu’on agit pour le bien de la communauté. Le Talmud énonce (Baba Qama 60b) : « S’il y a la peste dans la ville, ne t’en va pas », et la Ghemara précise que si l’on doit rester en cas d’épidémie, c’est après que celle-ci ait commencé (pour éviter de la disséminer),obligation qui est plus essentielle pour le médecin.
- Les rabbins ont inclus dans leur législation certains articles concernant les honoraires médicaux, l’habilitation à l’exercice de la médecine, l’imputabilité des blessures subies par un malade pendant son traitement. De même, il est accordé une grande attention à la fiabilité du médecin dans les cas où il y a conflit entre la loi et l’intérêt du patient : dans le domaine sexuel, dans la prise en charge du mourant…Ce qui fait la différence entre l’éthique chrétienne et juive est que, dans le 1° cas, l’église catholique édicte des règles générales destinées aux médecins et aux hôpitaux catholiques, alors que dans le 2°, les rabbins répondent au cas par cas à la demande des patients ou des médecins.
 Chez les médecins juifs du moyen âge : nous en citerons deux :
- Isaac l’hébreu (Ishaq ibn Soleiman el Israëli) à Kairouan au X° siècle, auteur du « Guide du médecin » : « Ne néglige pas de visiter et de soigner les pauvres : il n’est pas de plus noble travail….Réconforte le patient par une promesse de guérison, même si tu n’y crois pas : venant de toi, une telle affirmation peut aider l’œuvre de la nature….Réclame tes honoraires lorsque la maladie est à son point culminant, car une fois guéri, le malade aura certainement oublié ce que tu as fait pour lui ».
Maïmonide (Moïse Ibn Maïmoun, 1135-1204), auteur du « Guide des égarés », dont la prière médicale est restée célèbre

INFLUENCES DE LA MEDECINE JUIVE SUR LA MEDECINE OCCIDENTALE :


D’abord nomade, le peuple juif devient au cours de l’Histoire un peuple exilé. Cette particularité fait sa force -une grande capacité d’adaptation et une extraordinaire volonté de survie- et sa faiblesse : partout où il a séjourné, il n’a été souvent que toléré.
C’est pourquoi l’influence des médecins juifs sur le monde musulman et sur le monde occidental n’apparaîtra-t-elle, la plupart du temps, qu’en demie teinte.
Certaines de ces influences sont aujourd’hui reconnues, mais d’autres, plus subtiles, ne restent que des hypothèses.
Mais une chose est certaine : leur exil continuel a fait des médecins juifs un maillon indispensable entre le savoir de l’orient et celui de l’occident.
Chronologie des exils du peuple juif:
 135 : chute de Jérusalem et diaspora. Emigration dans toutes les parties du monde connu
 589 : concile de Tolède. La religion chrétienne est la seule admise en occident. Persécution des juifs par les Wisigoths. Les juifs sont alors plus à l’aise en orient.
 1148 : l’arrivée des Almohades en Espagne aboutit à l’émigration des juifs en Provence et Languedoc.
 En France : en 1242, sous Louis IX (Saint Louis) : mesures restrictives : port de la rouelle.
 En Languedoc : Raimond VI, comte de Toulouse, peu orthodoxe, tolère les juifs au même titre que les Albigeois. La croisade contre les Albigeois (1209) est l’occasion,pour le roi de France, de mettre tous les hérétiques « au pas ». A Bézier, tous les hérétiques sont massacrés. A Narbonne, la population livre les Albigeois mais pas les juifs. En 1229, le Languedoc passe sous la férule du frère de Louis IX, Alphonse de
Poitiers. Les juifs émigrent en Provence, qui appartient à la maison d’Anjou.
 1290 : les juifs, venus en Angleterre avec la conquête Normande, en sont expulsés.
 1394 : expulsion des juifs de France
 Fin du XV° siècle en Espagne : les rois catholiques expulsent les juifs.
C’est finalement en Provence et en Italie que les juifs rencontrent les conditions les plus favorables. En France et en Espagne, leur stabilité est beaucoup plus conjoncturelle.
Dans tous les pays où ils séjournent, les médecins juifs laisseront une trace plus ou moins visible, mais une chose est certaine : ils sont appréciés des souverains.
Chronique mondaine : les juifs, médecins des grands de ce monde (Réf : .2, 8) :
Que ce soit en terre chrétienne ou en terre musulmane, les souverains font grand cas des médecins juifs, alors même qu’ils se livrent à des persécutions…un intérêt bien compris, sans doute !
 Dans le monde chrétien :
- Charlemagne, tolérant moyennant finances, confie aux juifs des postes de responsabilité, comme celui de médecin ordinaire de sa personne. Il en sera de même de Charles le chauve.
- Saint Louis lui-même aura des médecins juifs, alors qu’il leur interdit en principe l’accès aux professions « nobles » .
- François 1°, quant à lui, refusera les services d’un médecin juif, parce que ce dernier est converti au catholicisme.
- Citons enfin Montalto pour Marie de Médicis, Silva qui soigna Louis XV et Voltaire.
- Les papes, alors même qu’ils interdisent que les médecins juifs soignent les « gentils », ne méprisent pas d’avoir recours à leurs soins, qu’il s’agisse des papes d’Avignon (Honorius III, Nicolas IV, Boniface IX, Martin V), ou de Rome (Benoit XIII).
- C’est dans le Languedoc (Narbonne, Bézier, Montpellier), puis en Provence entre le XII° et le XV° siècle que la présence des médecins juifs semble avoir été le plus apprécié.
 Dans le monde musulman : les exemples sont out aussi nombreux. Citons :
Abu Habsah Yzid, médecin du calife Omar
Ishaq Ibn Imvan, à la cour des Aglabites
- A la cour de Saladin enfin, nombreux sont les médecins juifs dont Maïmonide luimême.
Ce mouvement de flux et de reflux entre le monde chrétien et le monde musulman n’est pas sans avoir laissé des traces, qui vont au-delà d’un simple exercice de qualité.
 L’influence reconnue des médecins juifs sur la médecine occidentale (Réf.1, 8, 9) :
Tous les chercheurs en histoire de la médecine s’accorde pour reconnaître aux juifs un rôle essentiel de transmission du savoir des arabes, et par là la redécouverte des manuscrits de la médecine grecque, aux seuls occidentaux.
Nous verrons ce qu’il en est dans la réalité.
La transmission du savoir des juifs….aux arabes !
Lorsque la médecine grecque fut entrée dans le domaine intellectuel du monde occidental de la fin de l’empire romain, ses textes se répandirent et devinrent accessibles aux médecins juifs. Se fondèrent les hautes écoles de Tibérias, de Sura, de Pumbeditha, qui servirent de modèle aux écoles arabes de Dondisabour et de Bagdad. Les juifs avaient également à Nisibe une école spéciale.
L’une des vedettes du VI° siècle est le médecin Assaph le juif (ou de Tibériade), dont certains traités sont écrits en hébreu. S’il s’inspire en grande partie d’Hippocrate, Dioscoride, et Galien, il n’en est pas moins vrai que, comme les talmudistes, il pense que le cœur est le siège principal du sang, et non le foie. Il pressent la circulation du sang, et décrit 360 artères qu’il distingue des veines non pulsatiles. Il est l’auteur d’un traité sur le pouls, et sur les urines. Son œuvre sera introduite en France par Malkir qui fonda au VIII° siècle l’école rabbinique de Narbonne. Au X° siècle, Isaac Israeli la fit connaître au Caire et à Kairouan. Elle parvient à la
même époque à Salerne et à Palerme grâce à Sabbataï Ben Abraham Donnolo d’Otrante.
La transmission du savoir arabe et grec à l’occident :
Contrastant avec le savoir occidental figé par la scolastique, un enseignement novateur est prodigué dans deux universités aux frontières du monde chrétien : Salerne (IX°-XI° siècle) en Italie, Montpellier en Languedoc (XII° siècle).
Ces deux universités vont directement bénéficier de l’apport des médecins juifs, qu’un regain de fanatisme a chassé du monde musulman.
L’université de Salerne :
Helinius (VIII° siècle), est l’un des quatre fondateurs de l’école de Salerne, avec le grec Pontus, le romain Salernus, et le sarrasin Adela .
Ont également enseigné dans cette université Caphon l’ancien (vers 1110) , Hananel d’Amalfi (XIII° siècle), et Abu al Hakim de Turin (XIII° siècle).
Salerne semble avoir été la seule université en Europe où la médecine s’enseignait sur des bases arabes et juives.
Les œuvres d’Isaac Israeli y faisaient partie des lectures obligatoires.
Il faut souligner le rôle de Constantin l’Africain, polyglotte en langues orientales, dans la traduction des œuvres arabes et juives (dont Isaac Israëli).
L’université de Montpellier :
Bien que sa faculté n’ait été fondée officiellement le 17 avril 1220, Montpellier bénéficiait déjà d’un renom médical établi dès le XI° siècle.
En 1180, devant l’afflux de médecins et d’étudiants étrangers, Guilhem VIII, seigneur de Montpellier, décide que la faculté sera ouverte à tous, sans distinction de confession ou d’origine.
Une première vague comporte des juifs exilés d’Espagne ou de France précédemment installés à Lunel , et des médecins juifs salernitains, comme Mathieu Salomon, qui fut « l’honneur et la gloire de Montpellier ».
Plus tard, Ben Zakharia, Jacob ben Maschir dit Prophetius,Abraham de Saint Gilles, Nathan,
Moïse ben Tibbon, Abraham et Salomon Abigdor, médecins talmudistes, et enfin, au XVI° siècle la famille Saporta.
De cette faculté sera issue une pépinière de médecins juifs, que l’on retrouvera installés en Languedoc (Narbonne, Béziers, Lunel) et en Provence (dont Avignon) où ils seront particulièrement prisés.
Vu le renom européen de ces deux grandes universités, on peut imaginer quel a été l’apport considérable des médecins juifs à la culture médicale occidentale : la découverte de la médecine arabe et la redécouverte de la médecine grecque antique, certes, mais également un apport original d’une culture juive par le canal des médecins talmudistes, en particulier ceux issus des écoles talmudiques de Languedoc (Narbonne, Lunel, Montpellier).
- Un apport possible de la médecine talmudique à l’occident : la lutte contre les épidémies (Réf. 15, 16):
Il semblerait que ce qui fait l’originalité de la médecine juive, l’hygiène et la médecine préventive du Pentateuque et du Talmud, n’ait pas eue d’écho dans la médecine occidentale.
Il se peut en effet que, les universités même les plus libérales étant sous le contrôle sourcilleux de l’Eglise, la peur d’être jugés comme sorciers ou hérétiques n’ait pas encouragé les juifs à partager leur sagesse spécifique.
Il est toutefois intéressant de noter que ce savoir paraît faire résurgence dans certains domaines : la prise en charge des épidémies. Nous pouvons le constater en analysant les mesures prises pour lutter contre deux fléaux majeurs du moyen âge : la lèpre, et la peste.
La lèpre :
Connue depuis la haute antiquité, la lèpre se répand en occident dès la fin de l’empire romain,et connaîtra son apogée au moment des croisades.
Cette maladie est bien connue des médecins juifs, et le Lévitique (chap. 13, versets 40-46) en détaille le diagnostic et la prise en charge :
« Le prêtre devra le (lépreux) déclarer impur…Le lépreux atteint de ce mal portera ses vêtements déchirés et ses cheveux dénoués ; il se couvrira la moustache et il criera : impur, impur !Tant que durera son mal, il sera impur et, étant impur, il demeurera à part : sa demeure sera hors du camp. »
Dans les Nombres, il est recommandé de détruire par le feu l’habitat et les objets combustibles, et de pratiquer les ablutions à grande eau.
Les premières mesures d’exclusion des lépreux en occident sont dues à Charlemagne qui,dans une ordonnance de 789, interdit aux lépreux de se mêler au peuple.
Plus tard, au XII° siècle, l’isolement se fera dans des maladreries. A Venise, principal port de transit pour les croisades, l’isolement des voyageurs suspects en provenance d’orient se fera dans l’île de Notre Dame de Nazareth, ce qui donnera le terme de Lazaret.
Fait intéressant, les juifs semblent être moins souvent atteints que les chrétiens, ce qui fait penser au chirurgien de Philippe Le Bel que le respect de l’interdit menstruel en est la cause.
La Peste :
La peste ou pestilence est le fléau le plus cité dans la Bible. Toutefois, elle n’est pas décrite avec le même soin que la lèpre, ce qui peut faire penser que ce terme désigne toute maladie épidémique, et les mesures préventives la concernant ne sont pas distinctes de celles des autres maladies contagieuses : 1) reconnaître la maladie, 2) isoler le malade, 3) se couvrir le nez et la bouche, 4) purifier la personne impure, 6) détruire tout ce qui n’a pu être purifié.
Elles restent malgré tout fort logiques.
L’influence possible des médecins juifs dans la genèse des mesures préventives qui seront prises en occident peut être déduite de la comparaison entre la peste de Rome (590), et la peste de 1347 :
Lors de la peste de Rome, où l’influence des médecins juifs est encore nulle en occident, la seule prévention utilisée relève exclusivement de pratiques religieuses : Processions, prières,culte des saints (Sébastien, Notre Dame), ce qui vaut au pape Grégoire sa canonisation lorsque enfin l’épidémie s’éteint.
Lors de la seconde pandémie, en 1347, les premières mesures d’isolement des pestiférés sont prises à Venise, dans les années qui suivent ses premières manifestations. Or, la plupart des praticiens de Venise sont issus de l’école de Salerne où l’influence juive est notoire.
Il semblerait en outre que la morbidité de la peste ait été moindre chez les juifs, « soit à cause de leur régime hygiénique, soit à cause des soins dont ils s’entouraient mutuellement. »
Ceci leur valut d’être persécutés car suspects d’être des semeurs de peste, des empoisonneurs de puits etc., exclusivement dans les pays chrétiens, ce qui ne fut pas le cas au moyen orient et en Asie, malgré la protection du pape Clément VI et de l’empereur d’Alemagne.
Qu’il s’agisse de la lèpre ou de la peste, leur disparition d’Europe avant même que n’existent des antibiotiques efficaces, est incontestablement liée à l’efficacité des mesures d’hygiène. La médecine juive en est probablement, directement ou indirectement, l’artisan.
L’apport de la médecine juive à la médecine occidentale, en particulier durant le moyen âge, est loin d’être négligeable.
Les juifs, par leur culture, leur connaissance des langues, et leur mobilité ont certainement été un trait d’union entre l’orient et l’occident, mais leur contribution ne se borne pas à la transmission à l’Europe de la médecine arabe, et des textes médicaux de la Grèce antique.
Il y a certainement une influence juive sur la naissance de la médecine arabe (école de Tibériade).
Il y a peut être aussi un peu de science Talmudique à l’origine de la lutte contre les épidémies.

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chrétiens au service de la santé

La restauration d’une santé intégrale selon le projet de Dieu pour toute personne en souffrance


A l’instar de Jésus qui a toujours porté une grande importance aux personnes en souffrance, les CASS désirent s’engager dans des mesures visant le maintien et la restauration de la santé, tant individuelle que communautaire, selon une vision biblique. Ils désirent également soutenir et équiper les différents partenaires et professionnels de la santé en fonction de leurs dons, talents et appel respectifs, afin qu’ils manifestent le cœur et la compassion de Jésus-Christ.

 

Historique
Le fondateur international, Francis Grim, alors qu’il se trouve au chevet de son père mourant, prend conscience que les soins apportés aux patients ne se limitent qu’à l’aspect médical. Chrétien convaincu, il sait que l’Evangile offre une perspective plus globale de l’être humain, dont les besoins sont plus larges. Pionnier dans l’âme, cet administrateur des postes sud-africaines va fonder en 1936 une œuvre, Healthcare Christian Fellowship, dont l’action s’étendra au monde entier.

Animée par cette même conscience, Marie-Christien Wasem constitue en 1964 à Lausanne un petit groupe d’infirmières chrétiennes dont les activités et le rayon d’action vont s’étendre sur toute la Suisse romande. En 1974, les C.A.S.S. – alors connus sous le nom de Groupe Biblique des Hôpitaux – deviennent membres de Healthcare Christian Fellowship.

Les CASS en action

 

Les CASS désirent être aux côtés des chrétiens engagés dans les soins afin de les encourager, soutenir et équiper pour être « sel et lumière » dans notre système de santé :  
« Plus de personnes passent par notre système de santé que par nos lieux de culte ! »,
« Plus nous invitons Dieu à agir, plus grand sera son impact !».

 

 

 

 

Une stratégie qui se déploie sur 4 axes:
1.    Trans-formation, 
2.    Prière,
3.    Groupes d’intérêts (Etudiants, Physio, groupes locaux…),
4.    Santé Communautaire Intégrale.
 

Développer un réseau de prière et de soutien pour les soignants en particulier, et le monde de la santé en général

Les activités et ressources
Formations, conférences, camps, soutien personnalisé, lettre de prière, journée de prière, groupe de travail, travail parmi les enfants et les adolescents.
4 Centres d’écoute destinés aux « soignants en souffrance » à Neuchâtel, Genève, Ollon- Chablais et Gruyère- Fribourg.
« 3D Santé », le magazine trimestriel.
Et pour les plus jeunes, la section « Anti-Virus».

Pour garantir des interventions de qualité, les CASS ont à cœur de vivre et de transmettre les valeurs telles que: être enracinés dans la foi en Dieu et sa Parole, servir avec compétence, intégrité et professionnalisme, être animés par la compassion et la générosité, accueillir avec humilité, dans l’écoute et le respect, favoriser la créativité, entre autres par le développement de projets innovants, et persévérer dans la foi en un  Dieu qui agit.

Membre de Healthcare Christian Fellowship International (HCF) depuis 1974 
Membre du Réseau évangélique suisse depuis2006
Lien Présentation Vidéo "Marilyn Rollier, l’infirmière des cœurs" réalisée par radio réveil http://www.paroles.ch/episode/infirmiere-des-coeurs-cass/

Contact
C.A.S.S.
BP 30
Rte de Neuchâtel 5 
CH-2088 Cressier /NE
+41 (0)32 767 1335
www.cass-romandie.org 
Info[AT]cass-romandie.org

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les trois prières quotidiennes juives

 

La loi judaïque nous fait une obligation de prier trois fois par jour : le matin, l'après-midi et le soir (à la tombée de la nuit). Ces prières sont appelées : Cha'harith(prière du matin), Min'hah (prière de l'après-midi) et Arvith ou Maariv (prière du soir).

Nos Sages nous disent que la coutume de prier trois fois par jour fut originairement introduite par nos Patriarches Abraham, Isaac et Jacob. Abraham introduisit la prière du matin, Isaac celle de l'après-midi, et Jacob y ajouta celle du soir.1

Dans le Zohar – où est révélée la signification profonde de la Torah – et dans la 'Hassidout 'Habad,2 il est expliqué que chacun des trois Patriarches représentait une qualité particulière qu'il introduisit dans le service divin. Abraham servait D.ieu avec amour ; Isaac, avec crainte et respect ; Jacob, avec pitié. Non que les qualités de chacun fissent défaut aux autres ; seulement, chacun d'eux avait une qualité prédominante. Ainsi, Abraham se distinguait particulièrement par la bonté ('Hessed) et l'amour (Ahavah), tandis qu'Isaac excellait dans la justice (Dine) et le respect (Yirah), et Jacob, ayant hérité des qualités des deux autres Patriarches, les combinait en une double qualité nouvelle où s'équilibraient la vérité (Emeth) et la compassion (Ra'hamim).

Nous, enfants d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, avons reçu en héritage toutes ces grandes qualités de nos Patriarches ; ce qui nous rend capables de servir D.ieu et de prier avec amour, crainte (respect) et pitié. Cette dernière qualité intervient quand nous prenons conscience que notre âme est une partie de la Divinité ; alors nous avons pitié d'elle parce qu'elle est si souvent distraite de D.ieu par les aspects matériels de la vie quotidienne.

Apprendre, instruire, guider

Lors du Don de la Torah au mont Sinaï, notre mode de vie nous fut fixé par D.ieu. Torah signifie « enseigner », « instruire », « guider » ; car la Torah nous enseigne la conduite à tenir dans chaque détail de notre vie quotidienne. La Torah contient 613 commandements. Parmi eux est celui qui prescrit « de servir D.ieu de tout notre cœur et de toute notre âme ».3Comment servir D.ieu avec notre cœur ? En Lui adressant nos Prières. Ce faisant, nous observons non seulement le commandement relatif à la prière, mais aussi les autres, tels que d'aimer D.ieu et de Le craindre, lesquels sont des commandements séparés.

Durant le premier millénaire, depuis le temps de Moché Rabbénou, il n'y avait pas d'ordre fixé pour les prières. Chaque individu avait le devoir de prier D.ieu tous les jours ; mais la forme de la prière, ainsi que le nombre de fois par jour étaient laissés à l'appréciation du fidèle.4

Il y avait cependant un ordre établi pour le service au Beth Hamikdache relativement aux sacrifices du jour, matin et soir, tandis que les sacrifices du soir se prolongeaient dans la nuit. Les jours spéciaux tels que le Chabbat, Roch 'Hodèche et les Fêtes, des sacrifices « additionnels » (Moussaf) avaient lieu. De même, il n'était peut-être pas inhabituel pour certains Juifs de prier trois fois par jour, le matin, le soir et la nuit, chacun à leur manière. Le roi David, par exemple, déclarait qu'il priait trois fois par jour5 ; et Daniel (à Babylone) priait lui aussi trois fois par jour, le visage et le corps orientés vers Jérusalem.6 Il a été prouvé qu'il existait, même au temps du premier Beth Hamikdache, des lieux de prières publics appelés « Beth HaAm »,7que les Chaldéens (les Babyloniens) détruisirent lors de la destruction de Jérusalem et du Beth Hamikdache.

Ezra le Scribe

Après ce tragique événement, et que les Juifs eurent été emmenés en captivité à Babylone, les Juifs continuèrent à se rassembler et à prier ensemble. Les lieux de prières devinrent comme de « petits sanctuaires » – beth mikdache méat.8 Mais durant les années d'exil, les enfants nés et élevés à Babylone manquaient de la connaissance adéquate de la Langue Sainte (l'hébreu) et parlaient une langue que les mélanges avaient rendue impure. C'est pourquoi, quand les Juifs revinrent dans leur patrie après les soixante-dix ans d'exil, Ezra le Scribe, de concert avec les Hommes de la Grande Assemblée (composée de prophètes et de Sages, dont le nombre se montait à 120), fixa le texte de la prière quotidienne (Chemoneh Esréh – les « Dix-huit Bénédictions »), en faisant une institution permanente, et un devoir pour le Juif de réciter cette prière trois fois par jour. Depuis, elle devint partie de la loi judaïque (Halakhah) prescrivant à chaque Juif de réciter ces prières dans l'ordre fixé, trois fois par jour, correspondant aux sacrifices quotidiens au Beth Hamikdache, avec des prières additionnelles le Chabbat, à Roch 'Hodèche et aux Fêtes, et une prière de conclusion (Neïlah) à Yom Kippour.

Ainsi, les parties principales des prières quotidiennes furent formulées par nos Sages. Celles-ci comprenaient le Chema et le Chemoneh Esréh, qui constituent toujours les parties les plus importantes de nos prières du matin et du soir, le Chemoneh Esréh formant également la partie principale de l'office de Min'hah. Le Psaume quotidien que les Lévites avaient l'habitude de chanter au Beth Hamikdache faisait aussi partie de la prière du matin. D'autres psaumes de David furent inclus dans cette dernière prière, et des Actions de grâces spéciales avant et après le Chema y furent ajoutées. Au temps où Rabbi Judah le Prince rédigea la Michna (environ en l'an 3910, ou 149 de l'ère vulgaire, quelque cinq cents ans après Ezra) et plus particulièrement lors de l'achèvement du Talmud environ trois cents ans plus tard, ou il y a environ 1500 ans) l'ordre de base de nos prières, telles que nous les connaissons aujourd'hui, avait été fixé.

NOTES

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les prières quotidiennes chrétiennes

Prières quotidiennes

 

Je vous propose ici un parcours de prière pour votre journée ; à moduler selon inspiration...

"Priez sans cesse" (1 Th 5, 17)

 

Prières du matin

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Offrande du matin

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Prière à l'ange gardien

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Consécration à la sainte Mère de Dieu

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Prière à St Joseph

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Prière au saint patron

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Gloire au Père

Prières durant la journée

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Prière avant le repas

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Prière après le repas

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Communion spirituelle

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Angelus

Prières du soir

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Prière au Saint Esprit

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Acte de contrition

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Acte de Foi

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Acte d'Espérance

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Acte de Charité

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Invocation finale

Prières du matin

Offrande du matin

Ô Jésus, par le Coeur Immaculé de Marie, je t'offre mes prières, mes travaux mes joies et mes souffrances de cette journée, en union avec le saint sacrifice de la messe partout dans le monde, en réparation de péchés, pour la réunion de tous les chrétiens, pour les pauvres âmes du purgatoire, pour les intentions particulières du Saint-Père ce mois-ci et pour le règne des Coeurs Sacrés et Immaculés.

Prière à votre ange gardien

Ange de Dieu, toi qui es mon gardien, puisque le ciel m'a confié à toi dans sa bonté, éclaire-moi, dirige-moi et me gouverne aujourd'hui. Ainsi soit-il.

Consécration à la sainte Mère de Dieu

Ô Marie, ma Mère et ma Reine, je me donne entièrement à vous. Et pour vous montrer ma dévotion, je vous consacre en ce jour mes yeux, mes oreilles, ma bouche, mon coeur et tout mon être sans réserve. C'est pourquoi, Mère très aimante, puisque je vous appartiens, je vous prie de me garder et de me protéger comme votre propre bien. Ainsi soit-il.

Prière à saint Joseph

Saint Joseph, ayant imploré l'aide de votre très sainte épouse, j'invoque également avec confiance votre protection. Par la charité qui vous unissait à la Vierge Immaculée, la sainte Mère de Dieu, et par l'amour paternel avec lequel vous avez embrassé l'enfant Jésus, je vous prie et vous supplie humblement de m'assister de votre pouvoir et de votre force. Ainsi soit-il.

Prière au saint patron

Grand saint ......... qui fut choisi à mon baptême pour être mon gardien et sous le patronage duquel je suis devenu un enfant adopté de Dieu et ai renoncé solennellement à Satan, à ses pompes et à ses oeuvres, aide-moi, par ta puissante intercession, à remplir ces promesses sacrées.

Gloire au Père

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Amen.

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Prières durant la journée

Prière avant le repas

Seigneur, bénis nous ainsi que la nourriture que nous allons prendre et ceux qui l'ont préparée, et donne du pain à ceux qui n'en ont pas. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Prière après le repas

Nous te rendons grâces de tous tes bienfaits, ô Dieu tout-puissant qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Et que repose en paix, par ta divine miséricorde, l'âme des fidèles disparus. Ainsi soit-il.

Communion spirituelle (à faire aussi souvent que possible)

Divin Jésus, je crois que Tu es réellement présent dans le Très Saint Sacrement. Je T'aime par-dessus toute chose et je désire Te recevoir dans mon âme . Puisque je suis incapable de Te recevoir de façon sacramentelle, entre au moins spirituellement dans mon coeur. Je T'embrasse comme si Tu y étais déjà et je m'unis entièrement à Toi. Ne permets jamais que je sois séparé de Toi. Ainsi soit-il.

Angélus

(Note : de la fête de Pâques à la Pentecôte, le Regina Caeli remplace l'Angélus)

L'Angelus est une prière en trois versets, en l'honneur de l'incarnation du Christ. Un Ave Maria suit chaque verset et une oraison conclut le tout. L'Angelus se récite trois fois par jour, le matin, le midi et le soir au signal d'une sonnerie de cloche appelée elle aussi Angelus (trois fois trois coups suivis d'une sonnerie en volée).

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L'Ange du Seigneur annonça à Marie. Et elle conçut du Saint Esprit. Je vous salue Marie...

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Voici la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon ta parole. Je vous salue Marie...

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Et le Verbe s'est fait chair. Et il a habité parmi nous. Je vous salue Marie...

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Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions : Répands, Seigneur ta grâce en nos coeurs, afin qu'ayant connu par la voie de l'Ange l'Incarnation de Jésus-Christ ton Fils, nous arrivions par sa passion et sa croix à la gloire de la résurrection. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

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Prières du soir

 

Prière au Saint-Esprit (avant de se retirer)

Ô Saint-Esprit, Dieu éternel avec le Père et le Fils, qui voit toutes mes actions et compte tous mes pas, à qui nulle pensée n'est cachée, donne-moi ta lumière, afin que je puisse voir clairement le mal que j'ai fait aujourd'hui et le bien que je n'ai pas fait. Allume en mon coeur le feu de ton amour, afin que je puisse me repentir sincèrement et me corriger.

Examen de conscience (Quels péchés ai-je commis, en pensées, en paroles, par action ou par omission, envers Dieu, envers mon prochain ou envers moi-même ?)

Acte de contrition

Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, d'essayer ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Acte de foi

Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper.

Acte d'espérance

Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l'autre, parce que vous l'avez promis et que vous tenez toujours vos promesses.

Acte de charité

Mon Dieu, je vous aime de tout mon coeur et par-dessus toutes choses, parce que vous êtes infiniment bon et infiniment aimable, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous.

Invocation finale

Sainte Mère de Jésus, mon ange gardien, saint Joseph et mon saint patron, portégez-moi durant cette nuit et au cours de ma vie tout entière, spécialement à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

 

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comment se libérer des forces du mal

Quatre recommandations pour cheminer vers la sainteté.

1.Pratiquer assidûment les sacrements de la confession et de l’eucharistie

Le meilleur chemin par lequel le démon peut s’immiscer est celui du péché perpétuel. Plus nous prenons nos distances avec Dieu, plus nous sommes vulnérables aux attaques du malin. Même le péché le plus véniel risque de nous exposer à ses avances.

Par la confession, nous mettons un terme à notre vie de péché et prenons un nouveau chemin. Ce n’est pas par hasard que le diable essayait perpétuellement d’effrayer Saint Jean-Marie Vianney pour qu’il n’entende pas les confessions de pécheurs invétérés. La confession a un tel pouvoir, une telle grâce, que le diable n’a d’autre remède que la fuite.

Le sacrement de l’eucharistie est encore plus puissant. Rien de plus logique puisque l’eucharistie est la présence même de Jésus-Christ, neutralisant ainsi toute velléité démoniaque, surtout lorsqu’on la reçoit en état de grâce après la confession. Saint Thomas d’Aquin le confirme d’ailleurs dans sa Somme théologique lorsqu’il écrit : « [L’Eucharistie] repousse toute attaque des démons. D’où cette parole de Jean Chrysostome : “Nous quittons cette table comme des lions, en soufflant le feu, devenus redoutables au démon.” »

2. Prier de façon constante

Le mot clé ici : la constance ! En priant ainsi, nous sommes en état de grâce, en relation avec Dieu au quotidien. En engageant une conversation continue avec Dieu, il n’y a aucune crainte à faire face au démon. Pour tenir le démon à distance, les exorcistes recommandent aux personnes possédées d’adopter une routine spirituelle solide, en lisant les Saintes Écritures et en priant le rosaire.

3. Jeûner

Il s’agit là d’un conseil issu directement des Évangiles, lorsque Jésus dit à ses disciples : « Cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne » (Marc 9 : 29). Libre à chacun de déterminer la forme que prendra le jeûne. Pour ceux d’entre nous qui vivent en ce monde et ont de nombreuses responsabilités (nos familles, par exemple), il ne s’agit pas non plus d’aller jusqu’à négliger ce qui nous incombe. Mais si nous souhaitons nous engager dans une véritable démarche, alors il conviendra de ne pas se contenter de se priver de chocolat pendant le Carême.

4. Porter le sacramental

Les exorcistes ont recours aux sacramentaux (le rite de l’exorcisme est en lui-même un sacramental) et conseillent aux personnes possédées d’en faire l’utilisation fréquemment. C’est une arme redoutable dans la lutte quotidienne contre le démon. Les exorcistes suggèrent l’utilisation de sel béni et d’eau bénite, à la maison et en déplacement. Le scapulaire brun a également une grande force sur le démon. Un jour le vénérable François Ypes entendit le démon lui crier : « Ôtez de ma vue cet habit (le scapulaire) qui nous enlève tant d’âmes ! ».

Si ces quatre méthodes sont suivies rigoureusement, elles vous éloigneront des forces du mal. Elles ôteront tout pouvoir du démon sur vous, et vous mettront sur la voie de la sainteté.

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